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Introduction – Carouge, Le charme impertinent
Un petit air de « Greenwich Village », une touche de mystère inspiré du Marais parisien et une pincée d’atmosphère méditerranéenne: un mélange inédit pour une Cité à part.

Séparée de Genève par l’Arve, petit cours d’eau aux flots parfois tumultueux, Carouge invite à la promenade et à la douce rêverie. Les maisons basses, dont certaines s’ouvrent généreusement sur des cours intérieures et des havres de verdure, donnent à la Cité une coloration méditerranéenne.

Histoire
Ville royale et petit vent de liberté
Carouge fut fondée par Victor-Amédée III, roi de Piémont-Sardaigne, descendant des Ducs de Savoie et prédécesseur des futurs rois d’Italie. Après avoir convoité longtemps Genève, espérant en faire un jour sa capitale, la Savoie a du se résoudre, après la défaite de l’Escalade en 1602 et le Traité de Turin en 1603, à reconnaître l’indépendance de Genève. Victor-Amédée III opte alors pour une autre stratégie: celle de fonder une ville aux portes de Genève, juste de l’autre côté de l’Arve, dans le but de concurrencer sa puissante voisine. Il fait appel aux architectes de Turin, alors capitale du Royaume Piémont-Sardaigne, pour bâtir la nouvelle ville. Le hameau, qui comptait alors 17 maisons, se métamorphose rapidement en une petite ville d’une extraordinaire unité et harmonie architecturale. Déclarée « Ville Royale » en 1786, dotée de deux marchés hebdomadaires, Carouge se peuple rapidement. Un effet qui n’est pas dû au hasard mais bien à la volonté de Victor-Amédée III de faire de la Cité une concurrente de Genève. Il n’hésite alors pas à abolir les péages sur le sol de la Savoie pour inciter les gens et les marchands de passage à rester à Carouge au lieu de franchir l’Arve et s’acquitter d’un péage à Genève. Il fait preuve d’une tolérance religieuse avant-gardiste en permettant l’installation d’une importante colonie juive et d’une synagogue et en autorisant un pasteur protestant à exercer son ministère à Carouge alors que la Ville était catholique. Un petit vent de liberté qui incitait bon nombre de protestants – soumis aux austères règles du « Consistoire », véritable tribunal chargé de régler toutes les questions de foi et de mœurs – à se rendre à Carouge pour danser et boire à leur soif, choses interdites de l’autre côté de l’Arve.

Carouge d’hier et d’aujourd’hui
La Révolution Française vient mettre un terme à l’expansion. La Cité sarde devient chef-lieu du Département du Mont-Blanc et rejoint, suite à la décision du Congrès de Vienne en 1815, les 36 Communes Réunies rattachées au Canton de Genève. Une décision qui n’a pas eu l’air de plaire aux Carougeois – toujours très fidèles à leur Roi – qui ont longtemps manifesté leur mécontentement en fermant leurs fenêtres le jour de la célébration nationale suisse. Aujourd’hui, le sens de la fête est revenu aux habitants de la Cité sarde. De Carouge La Catholique, il subsiste encore aujourd’hui une joie de vivre et une convivialité que le nombre élevé de restaurants pittoresques ne viendra pas contredire.

Les grandes dates

516
Sigismond est couronné roi des Burgondes au centre du "Quadruvium" qui signifie carrefour et est peut-être à l'origine du nom de Carouge.

1730
Carouge est un hameau de 20 maisons. La majeure partie du territoire est réservée à la culture des céréales et de la vigne, le reste étant laissé en pâturages. Les Carougeois vendent leurs denrées à Genève et ouvrent de nombreux cabarets. La contrebande fleurit, et le fameux Mandrin, la terreur des "gabelous" du roi de France, s'arrête plusieurs fois "Au Lion d'Argent" (aujourd'hui "La Plage").

1754
Le Traité de Turin du 15 juin trace une nouvelle frontière entre la République de Genève et le Royaume de Sardaigne de Charles-Emmanuel III (1730-1773). Les Genevois ont pris l'habitude de venir se divertir à Carouge. En 1758, on y jouera "La femme qui a raison" de Voltaire. La contrebande reprend entre Genève et la Savoie.

1772
De nombreux architectes piémontais œuvrent à « l'invention » de Carouge. Cinq plans régulateurs se succèdent afin de discipliner l'exubérante croissance de la cité. Victor-Amédée III (1773-1796) souhaite développer Carouge pour concurrencer Genève. Le village savoyard se transforme peu à peu en ville "sarde". A propos de Sardaigne, l'histoire nous dit que dans le camp des vainqueurs, le duc de Savoie Victor-Amédée II avait reçu, au Traité d'Utrecht en 1713, la couronne de Sicile qu'il échangea contre celle de Sardaigne. Dès lors, et jusqu'à la proclamation du Royaume d'Italie en 1861, les territoires de la Maison de Savoie se nomment Royaume de Sardaigne, ou de Piémont-Sardaigne, ou encore Etats sardes, avec Turin pour capitale.

1777
Des Lettres-patentes accordent à Carouge deux foires annuelles et un marché hebdomadaire. Ces Lettres-patentes ainsi que les armoiries de la ville sont représentées sur le monument de la place de l'Octroi.

1779
La cité compte 1190 habitants et 118 maisons.

1783
Les protestants sont autorisés à célébrer leur culte chez eux.

1786
Le 31 janvier, Victor-Amédée III accorde à Carouge le titre de ville royale. La cité reçoit un blason: un lion, incarnation de la puissance royale, couché au pied d'un arbre vigoureux, la jeune agglomération urbaine qu'il protège. Puissance de l'imagination carougeoise, le lion s'est transformé en léopard (la ville a son "Cercle du Léopard" avec ses 40 membres, et sa "Cité du Léopard" aux Moraines). Et l'arbre, un chêne en héraldique, est devenu un caroubier.

1787
Par une dérogation mémorable, le roi tolère les Juifs à Carouge alors qu'ils sont astreints à résider dans les ghettos des villes du reste du Royaume. Ils auront la liberté de culte et ne seront jamais molestés.

1789
Les Carougeois, très indépendants, adoptent les idées révolutionnaires.

1792
30 octobre, Carouge est occupé par les troupes françaises et coupé de Turin. Un arrêt brusque est donné au développement de la ville. Carouge devient alors chef-lieu de district du département du Mont-Blanc, puis à partir de 1798, chef-lieu de canton du nouveau département du Léman créé lors de l'annexion de Genève par les troupes napoléoniennes.

1798
Le citoyen Herpin, commissaire aux guerres, crée une fabrique de faïence fine dans l'immeuble qu'il possède dans l'actuelle rue Joseph-Girard. Le début d'une aventure marquée surtout par deux familles: les Baylon (1803-1878) et les Coppier jusqu'en 1930.

1808
La place du Marché est nivelée et 32 platanes sont plantés en deux rangées.

1815
Pendant les Cent-Jours, le général français Dessaix occupe Carouge et installe ses quartiers généraux au 1, rue Saint-Victor.

1816
Par le Traité de Turin du 16 mars, Carouge est incorporé au Canton de Genève avec 31 communes, certaines savoyardes d'autres françaises. Carouge, le rebelle, devient suisse. Triple exploit politique: Louis de Montfalcon, notaire royal sous le régime sarde, maire sous le régime français, devient le premier maire d'un Carouge suisse.

1862
Premier "chemin de fer américain" de Suisse sur la ligne Carouge-place Neuve. Après Paris, Liverpool et Londres, Carouge et Genève possèdent ses grandes voitures sur rail tirées par des chevaux. La traction hippomobile est remplacée par la vapeur dès 1878. La ligne de tramway sera électrifiée dès 1894.

1894
"Le 12" est créé aux alentours de 1900. Dans les années 30, il couvre 12 kilomètres. Signe particulier unique au monde, la ligne du tram 12 est à la fois urbaine, suburbaine, interurbaine et internationale: elle relie les gares de Saint-Julien et d'Annemasse en traversant le canton de Genève.

1958
L'ancienne plaine maraîchère de la Praille devient une grande zone industrielle gérée par la FIPA (Fondation pour les terrains industriels de la Praille-Acacias), aujourd'hui nommée la FTI.

1993
Jumelage avec le 1er arrondissement de Budapest, capitale de la Hongrie. Un Carouge résolument féminin: au mois d'avril, le Bureau de l'Egalité entre homme et femme genevois s'installe 2, rue de la Tannerie avec dans ses locaux, outre le Bureau, un centre de documentation Filigrane, un Espace Femmes International (EFI) et des Archives de la vie privée. Carouge abrite aussi l'Inédite, la seule librairie des femmes du canton (15, rue Saint-Joseph) et Zoé, une maison d'édition dirigée par Marlyse Piétri (11, rue des Moraines). Sans oublier Mme Récamier, la "marraine" des fameux bancs de la cité et son amie Germaine de Staël, qui prête son nom au seul collège au "féminin" du canton!

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Rdv Mairie de Carouge à 11h
Place du Marché 14
17 juin, 29 juillet, 9 septembre
22 juin, 21 septembre
24 juin, 5 août, 16 septembre
1er juillet, 12 août, 23 septembre
8 juillet, 19 août, 30 septembre
15 juin, 26 août, 7 octobre
22 juillet, 2 septembre, 14 octobre